L’association Parti du Respect a participé à la marche contre la fourrure qui s’est tenue samedi 24 octobre 2009 à Paris et dont le départ s’est fait place de l’opéra Garnier.
Plusieurs centaines de manifestants étaient présents ce jour là. Même si cela paraît peu, il n’y avait néanmoins pas moins de passants qui soutenaient nos slogans.
Mais pourquoi marcher contre la fourrure certains se demandent ? De quels animaux proviennent les fourrures, ou encore, est-ce bien nécessaire, y-a-t-il tant de fourrure que ça qui sont vendues, en quoi est-ce mal, comment cela est il produit, ou encore certains ne souhaitent porter que de la « fausse » fourrure. Tentons de répondre à ces différentes questions, et d’expliquer pourquoi la fourrure, c’est mal !
Il faut d’abord savoir qu’il y a 50 millions de bêtes tuées chaque année juste pour leur fourrure :
D’abord, il y a deux types de « production », l’élevage (85%), et le prélèvement dans la nature via des pièges (15%).
Différents animaux sont visés, ainsi les castors, les chinchillas, les lynx, les zibelines, les loups, les coyotes, les ratons-laveurs et les putois ainsi que quelques autres moins connus (gloutons etc.) sont les cibles quotidiennes des barbares. En outre, il y a aussi des chiens et des chats qui sont élevés dans les pays d’Asie et notamment en Chine. Ils sont parfois dépecés vivants... A ce propos, sachez que la plupart de « nos » fourrure proviennent de Chine…
- En ce qui concerne l’élevage, les animaux sont souvent captifs dès le plus jeune âge, dans des cages étroites dans lesquelles ils ne peuvent se déplacer.
- Quant aux animaux piégés, ils vont parfois jusqu’à se ronger la pâte pour pouvoir se libérer. Ces pièges captures aussi des animaux qui n’étaient pas essentiellement visés ; ainsi chiens et chats peuvent en être victimes. Pour ceux qui s’échappent, ils meurent souvent à cause de l’hémorragie due à leur membre rongé. Pour ceux qui restent piégés, ils meurent de leur lente agonie, souvent additionnée de stress, de peur, de douleur et de souffrance.
Mais le pire reste encore dans les méthodes d’exécutions :
Les modes d’exterminations sont les suivants :
- En matière de poison, on la plupart utilisent tout et n'importe quoi, surtout si c'est facilement disponible dans le commerce. « Malheureusement », et bien souvent, ces produits (Le dithyllinium par exemple) ne tuent pas les animaux directement mais les paralysent uniquement, et ce n’est qu’une fois dépecés qu’ils succombent à la douleur et à la souffrance. Ainsi les animaux encore chauds, puisque vivants, sont dépecés plus facilement…
- D’autres, utilisent du poison, comme la strychnine, poison qui cause des crampes extrêmement douloureuses car il paralyse progressivement les muscles, ce qui entraîne une suffocation quand les muscles respiratoires sont atteints. Par économie, on met souvent la dose minimum, ce qui prolonge la terrible phase de tétanie préalable. Ce poison n’est d’ailleurs pas interdit partout.
- Des électrodes sont utilisées pour les plus gros animaux comme les renards. Le voltage souvent pas assez puissant ne tue l’animal assez rapidement pour qu’il ne souffre pas. La plupart du temps, une grosse pince se referme sur les babines pendant qu'une tige est enfoncée dans l'anus.
- L’entassement de plusieurs dizaines de petits mammifères dans des boîtes où ils sont asphyxiés avec les gaz d'échappement venant de tracteur via des tuyaux (cela rappel d’ailleurs vaguement des méthodes nazis déjà employées, et condamnées). Hélas, cette technique affreuse n'est pas toujours mortelle à 100 %, et il arrive qu'un animal "se réveille" pendant qu'on lui arrache sa peau.
- « On peut aussi leur rompre les vertèbres cervicales, les gazer avec des produits chimiques à base de cyanure ou les mettre dans une chambre à décompression ».
Pourquoi la « fausse » fourrure aussi c’est mal ?
La réponse est simple et rapide. Certains ne seront peut être pas convaincus, mais pourtant…
Porter de la fausse fourrure, c’est tout simplement désirer avoir de la fourrure. Qui porte de la fausse fourrure peut désirer en avoir de la vraie. Tout n’est finalement que question de moyens. Avoir envie de fausse fourrure, c’est avant tout avoir envie de fourrure, et créer le désir de vouloir de la fourrure, c’est risquer d’en porter plus tard. Car désirer c’est déjà vouloir, et lorsque c’est possible c’est aussi avoir. Ne pas porter de fausse fourrure c’est s’éloigner de ce désir dangereux. Car acheter de la fourrure c’est encourager sa production et donc encourager le sacrifice de millions d’animaux.
Dites donc NON à la fourrure.
Notons enfin que d’après un sondage récent sur la chaîne de télévision M6, révèle que 81% des 16.000 personnes interrogées sont opposées au commerce de la fourrure en France. Et ce n’est qu’un sondage parmi d’autres que l’on peut trouver plus ou moins facilement sur Internet. Tous révèlent des résultats avoisinants les 80% de personnes contre. Il est donc, à plus forte raison, temps que la fourrure soit interdite en France, car nous ne pouvons pas encourager et admettre de pareilles horreurs.
Signez la pétition de l’association Protection des animaux, pour dire NON à la fourrure :
http://www.protection-des-animaux.org/fourrure-asie/petition/
Vous pouvez aussi imprimer leur pétition et les faire signer à qui le voudra bien :
http://www.protection-des-animaux.org/fourrure-asie/petition/Petition.pdf
Pour plus d’informations sur la fourrure, rendez vous ici :
http://www.protection-des-animaux.org/fiche.php?id=21